| | Version Louis Segond |
| 1 | Cantique d'Asaph. Pourquoi, ô Dieu ! rejettes-tu pour toujours ? Pourquoi t'irrites-tu contre le troupeau de ton pâturage ? |
| 2 | Souviens-toi de ton peuple que tu as acquis autrefois, Que tu as racheté comme la tribu de ton héritage ! Souviens-toi de la montagne de Sion, où tu faisais ta résidence ; |
| 3 | Porte tes pas vers ces lieux constamment dévastés ! L'ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire. |
| 4 | Tes adversaires ont rugi au milieu de ton temple ; Ils ont établi pour signes leurs signes. |
| 5 | On les a vus, pareils à celui qui lève La cognée dans une épaisse forêt ; |
| 6 | Et bientôt ils ont brisé toutes les sculptures, A coups de haches et de marteaux. |
| 7 | Ils ont mis le feu à ton sanctuaire ; Ils ont abattu, profané la demeure de ton nom. |
| 8 | Ils disaient en leur coeur : Traitons-les tous avec violence ! Ils ont brûlé dans le pays tous les lieux saints. |
| 9 | Nous ne voyons plus nos signes ; Il n'y a plus de prophète, Et personne parmi nous qui sache jusqu'à quand... |
| 10 | Jusqu'à quand, ô Dieu ! l'oppresseur outragera-t-il, L'ennemi méprisera-t-il sans cesse ton nom ? |
| 11 | Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Sors-la de ton sein ! détruis ! |
| 12 | Dieu est mon roi dès les temps anciens, Lui qui opère des délivrances au milieu de la terre. |
| 13 | Tu as fendu la mer par ta puissance, Tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux ; |
| 14 | Tu as écrasé la tête du crocodile, Tu l'as donné pour nourriture au peuple du désert. |
| 15 | Tu as fait jaillir des sources et des torrents. Tu as mis à sec des fleuves qui ne tarissent point. |
| 16 | A toi est le jour, à toi est la nuit ; Tu as créé la lumière et le soleil. |
| 17 | Tu as fixé toutes les limites de la terre, Tu as établi l'été et l'hiver. |
| 18 | Souviens-toi que l'ennemi outrage l'Éternel, Et qu'un peuple insensé méprise ton nom ! |
| 19 | Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, N'oublie pas à toujours la vie de tes malheureux ! |
| 20 | Aie égard à l'alliance ! Car les lieux sombres du pays sont pleins de repaires de brigands. |
| 21 | Que l'opprimé ne retourne pas confus ! Que le malheureux et le pauvre célèbrent ton nom ! |
| 22 | Lève-toi, ô Dieu ! défends ta cause ! Souviens-toi des outrages que te fait chaque jour l'insensé ! |
| 23 | N'oublie pas les clameurs de tes adversaires, Le tumulte sans cesse croissant de ceux qui s'élèvent contre toi ! |