| | Version Abbé Crampon |
| 1 | Au maître de chant. Psaume des fils de Coré. Ecoutez tous ceci, ô peuples ; prêtez l'oreille vous tous habitants du monde, |
| 2 | hommes du commun et hommes de condition, ensemble riches et pauvres. |
| 3 | Ma bouche va faire entendre des paroles sages, et mon coeur a des pensées pleines de sens. |
| 4 | Je prête l'oreille aux sentences que Dieu m'inspire; j'explique mon énigme au son de la harpe. |
| 5 | Pourquoi craindrais-je aux jours du malheur, lorsque l'iniquité de mes persécuteurs m'assiège ? |
| 6 | Eux qui mettent leur confiance dans leurs biens, leur gloire dans leurs grandes richesses ! |
| 7 | Un homme ne peut racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon. |
| 8 | Le rachat de leur vie est trop cher; il est à jamais impossible, |
| 9 | pour qu'il vive éternellement, et qu'il ne voie jamais la fosse. |
| 10 | Non, il la verra ; les sages meurent; l'insensé et le stupide périssent également, laissant à d'autres leurs biens. |
| 11 | Ils s'imaginent que leurs maisons seront éternelles; que leurs demeures subsisteront d'âge en âge, et ils donnent leurs noms à leurs domaines. |
| 12 | Mais, même dans sa splendeur, l'homme ne dure pas; il est semblable aux biches qui périssent. |
| 13 | Tel est leur sort, à ces hommes si confiants, et à ceux qui les suivent en approuvant leurs discours. - Séla. |
| 14 | Comme un troupeau, ils sont poussés dans le schéol, la mort est leur pasteur ; le matin, les hommes droits dominent sur eux, et leur ombre se consumera au schéol, sans autre demeure. |
| 15 | Mais Dieu rachètera mon âme de la puissance du schéol, car il me prendra avec lui. - Séla. |
| 16 | Ne crains donc pas, quand un homme s'enrichit, quand s'accroît l'opulence de sa maison. |
| 17 | Car il n'emportera rien à sa mort, son opulence ne descendra pas avec lui. |
| 18 | Il aura beau s'estimer heureux pendant sa vie ; on aura beau te louer des jouissances que tu te donnes : |
| 19 | Tu iras rejoindre la génération de tes pères, qui jamais ne reverront la lumière. |
| 20 | L'homme, même dans sa splendeur, ne comprend pas, il est semblable aux bêtes qui périssent. |