| | Version Louis Segond |
| 1 | Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu éloigné ? Pourquoi te caches-tu au temps de la détresse ? |
| 2 | Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux, Ils sont victimes des trames qu'il a conçues. |
| 3 | Car le méchant se glorifie de sa convoitise, Et le ravisseur outrage, méprise l'Éternel. |
| 4 | Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas ! Il n'y a point de Dieu ! -Voilà toutes ses pensées. |
| 5 | Ses voies réussissent en tout temps ; Tes jugements sont trop élevés pour l'atteindre, Il souffle contre tous ses adversaires. |
| 6 | Il dit en son coeur : Je ne chancelle pas, Je suis pour toujours à l'abri du malheur ! |
| 7 | Sa bouche est pleine de malédictions, de tromperies et de fraudes ; Il y a sous sa langue de la malice et de l'iniquité. |
| 8 | Il se tient en embuscade près des villages, Il assassine l'innocent dans des lieux écartés ; Ses yeux épient le malheureux. |
| 9 | Il est aux aguets dans sa retraite, comme le lion dans sa tanière, Il est aux aguets pour surprendre le malheureux ; Il le surprend et l'attire dans son filet. |
| 10 | Il se courbe, il se baisse, Et les misérables tombent dans ses griffes. |
| 11 | Il dit en son coeur : Dieu oublie ! Il cache sa face, il ne regarde jamais ! |
| 12 | Lève-toi, Éternel ! ô Dieu, lève ta main ! N'oublie pas les malheureux ! |
| 13 | Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Pourquoi dit-il en son coeur : Tu ne punis pas ? |
| 14 | Tu regardes cependant, car tu vois la peine et la souffrance, Pour prendre en main leur cause ; C'est à toi que s'abandonne le malheureux, C'est toi qui viens en aide à l'orphelin. |
| 15 | Brise le bras du méchant, Punis ses iniquités, et qu'il disparaisse à tes yeux ! |
| 16 | L'Éternel est roi à toujours et à perpétuité ; Les nations sont exterminées de son pays. |
| 17 | Tu entends les voeux de ceux qui souffrent, ô Éternel ! Tu affermis leur coeur ; tu prêtes l'oreille |
| 18 | Pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, Afin que l'homme tiré de la terre cesse d'inspirer l'effroi. |