| | Version Abbé Crampon |
| 1 | Pourquoi, Yahweh, te tiens-tu éloigné ? et te caches-tu au temps de la détresse ? |
| 2 | Quand le méchant s'enorgueillit, les malheureux sont consumés; ils sont pris dans les intrigues qu'il a conçues. |
| 3 | Car le méchant se glorifie de sa convoitise; le ravisseur maudit, méprise Yahweh. |
| 4 | Dans son arrogance, le méchant dit : "Il ne punit pas ! "Il n'y a pas de Dieu : voilà toutes ses pensées. |
| 5 | Ses voies sont prospères en tout temps! Tes jugements sont trop élevés pour qu'il s'en inquiète ; tous ses adversaires, il les dissipe d'un souffle. |
| 6 | Il dit dans son coeur : "Je ne serai pas ébranlé, je suis pour toujours à l'abri du malheur." |
| 7 | Sa bouche est pleine de malédiction, de tromperie et de violence; sous sa langue est la malice et l'iniquité. |
| 8 | Il se met en embuscade près des hameaux, dans les lieux couverts il assassine l'innocent. Ses yeux épient l'homme sans défense; |
| 9 | il est aux aguets dans le lieu couvert, comme un lion dans son fourré ; il est aux aguets pour surprendre le pauvre; il se saisit du pauvre en le tirant dans son filet. |
| 10 | Il se courbe, il se baisse, et les malheureux tombent dans ses griffes. |
| 11 | Il dit dans son coeur : "Dieu a oublié ! Il a couvert sa face, il ne voit jamais rien." |
| 12 | Lève-toi, Yahweh ; ô Dieu, lève ta main! N'oublie pas les affligés. |
| 13 | Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Pourquoi dit-il en son coeur : "Tu ne punis pas ?" |
| 14 | Tu as vu pourtant; car tu regardes la peine et la souffrance; pour prendre en main leur cause. A toi s'abandonne le malheureux, à l'orphelin ta viens en aide. |
| 15 | Brise le bras du méchant; l'impie, - si tu cherches son crime, ne le trouveras-tu pas ? |
| 16 | Yahweh est roi à jamais et pour l'éternité, les nations seront exterminées de sa terre. |
| 17 | Tu as entendu le désir des affligés, Yahweh; tu affermis leur coeur, tu prêtes une oreille attentive, |
| 18 | pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, afin que l'homme, tiré de la terre, cesse d'inspirer l'effroi. |