| | Version Louis Segond |
| 1 | La sagesse a bâti sa maison, Elle a taillé ses sept colonnes. |
| 2 | Elle a égorgé ses victimes, mêlé son vin, Et dressé sa table. |
| 3 | Elle a envoyé ses servantes, elle crie Sur le sommet des hauteurs de la ville : |
| 4 | Que celui qui est stupide entre ici ! Elle dit à ceux qui sont dépourvus de sens : |
| 5 | Venez, mangez de mon pain, Et buvez du vin que j'ai mêlé ; |
| 6 | Quittez la stupidité, et vous vivrez, Et marchez dans la voie de l'intelligence ! |
| 7 | Celui qui reprend le moqueur s'attire le dédain, Et celui qui corrige le méchant reçoit un outrage. |
| 8 | Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu'il ne te haïsse ; Reprends le sage, et il t'aimera. |
| 9 | Donne au sage, et il deviendra plus sage ; Instruis le juste, et il augmentera son savoir. |
| 10 | Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel ; Et la science des saints, c'est l'intelligence. |
| 11 | C'est par moi que tes jours se multiplieront, Et que les années de ta vie augmenteront. |
| 12 | Si tu es sage, tu es sage pour toi ; Si tu es moqueur, tu en porteras seul la peine. |
| 13 | La folie est une femme bruyante, Stupide et ne sachant rien. |
| 14 | Elle s'assied à l'entrée de sa maison, Sur un siège, dans les hauteurs de la ville, |
| 15 | Pour crier aux passants, Qui vont droit leur chemin : |
| 16 | Que celui qui est stupide entre ici ! Elle dit à celui qui est dépourvu de sens : |
| 17 | Les eaux dérobées sont douces, Et le pain du mystère est agréable ! |
| 18 | Et il ne sait pas que là sont les morts, Et que ses invités sont dans les vallées du séjour des morts. |