| | Louis Segond | Darby |
| 1 | Si tu es à table avec un grand, Fais attention à ce qui est devant toi ; | Quand tu t'assieds pour manger le pain avec un gouverneur, considère bien celui qui est devant toi; |
| 2 | Mets un couteau à ta gorge, Si tu as trop d'avidité. | et mets un couteau à ta gorge, si tu es gourmand. |
| 3 | Ne convoite pas ses friandises : C'est un aliment trompeur. | Ne désire point ses friandises, car c'est un pain trompeur. |
| 4 | Ne te tourmente pas pour t'enrichir, N'y applique pas ton intelligence. | Ne te fatigue pas pour acquérir des richesses, finis-en avec ta prudence. |
| 5 | Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître ? Car la richesse se fait des ailes, Et comme l'aigle, elle prend son vol vers les cieux. | Jetteras-tu tes yeux sur elles?... Déjà elles ne sont plus; car certes elles se font des ailes, et, comme l'aigle, s'envolent vers les cieux. |
| 6 | Ne mange pas le pain de celui dont le regard est malveillant, Et ne convoite pas ses friandises ; | Ne mange point le pain de celui qui a l'oeil mauvais, et ne désire pas ses friandises; |
| 7 | Car il est comme les pensées de son âme. Mange et bois, te dira-t-il ; Mais son coeur n'est point avec toi. | car comme il a pensé dans son âme, tel il est. Mange et bois, te dira-t-il; mais son coeur n'est pas avec toi. |
| 8 | Tu vomiras le morceau que tu as mangé, Et tu auras perdu tes propos agréables. | Ton morceau que tu as mangé, tu le vomiras, et tu perdras tes paroles agréables. |
| 9 | Ne parle pas aux oreilles de l'insensé, Car il méprise la sagesse de tes discours. | Ne parle pas aux oreilles du sot, car il méprisera la sagesse de ton discours. |
| 10 | Ne déplace pas la borne ancienne, Et n'entre pas dans le champ des orphelins ; | Ne recule pas l'ancienne borne, et n'entre pas dans les champs des orphelins; |
| 11 | Car leur vengeur est puissant : Il défendra leur cause contre toi. | leur rédempteur est fort, il prendra en main leur cause contre toi. |
| 12 | Ouvre ton coeur à l'instruction, Et tes oreilles aux paroles de la science. | Applique ton coeur à l'instruction et tes oreilles aux paroles de la connaissance. |
| 13 | N'épargne pas la correction à l'enfant ; Si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. | Ne manque pas de corriger le jeune garçon; quand tu l'auras frappé de la verge, il n'en mourra pas. |
| 14 | En le frappant de la verge, Tu délivres son âme du séjour des morts. | Tu le frapperas de la verge, mais tu délivreras son âme du shéol. |
| 15 | Mon fils, si ton coeur est sage, Mon coeur à moi sera dans la joie ; | Mon fils, si ton coeur est sage, mon coeur s'en réjouira, oui, moi-même, |
| 16 | Mes entrailles seront émues d'allégresse, Quand tes lèvres diront ce qui est droit. | et mes reins s'égayeront quand te lèvres diront des choses droites. |
| 17 | Que ton coeur n'envie point les pécheurs, Mais qu'il ait toujours la crainte de l'Éternel ; | Que ton coeur n'envie pas les méchants; mais sois tout le jour dans la crainte de l'Éternel; |
| 18 | Car il est un avenir, Et ton espérance ne sera pas anéantie. | car certainement il y a une fin, et ton attente ne sera pas réduite à néant. |
| 19 | Écoute, mon fils, et sois sage ; Dirige ton coeur dans la voie droite. | Toi, mon fils, écoute et sois sage, et dirige ton coeur dans le chemin. |
| 20 | Ne sois pas parmi les buveurs de vin, Parmi ceux qui font excès des viandes : | Ne sois pas parmi les buveurs de vin, ni parmi les gourmands; |
| 21 | Car l'ivrogne et celui qui se livre à des excès s'appauvrissent, Et l'assoupissement fait porter des haillons. | car le buveur et le gourmand deviendront pauvres, et sommeiller revêt de haillons. |
| 22 | Écoute ton père, lui qui t'a engendré, Et ne méprise pas ta mère, quand elle est devenue vieille. | Écoute ton père qui t'a engendré, et ne méprise pas ta mère quand elle aura vieilli. |
| 23 | Acquiers la vérité, et ne la vends pas, La sagesse, l'instruction et l'intelligence. | Achète la vérité, et ne la vends point, - la sagesse, et l'instruction, et l'intelligence. |
| 24 | Le père du juste est dans l'allégresse, Celui qui donne naissance à un sage aura de la joie. | Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage, se réjouira en lui. |
| 25 | Que ton père et ta mère se réjouissent, Que celle qui t'a enfanté soit dans l'allégresse ! | Que ton père et ta mère se réjouissent, et que celle qui t'a enfanté ait de la joie. |
| 26 | Mon fils, donne-moi ton coeur, Et que tes yeux se plaisent dans mes voies. | Mon fils, donne-moi ton coeur, et que tes yeux se plaisent à mes voies; |
| 27 | Car la prostituée est une fosse profonde, Et l'étrangère un puits étroit. | car la prostituée est une fosse profonde, et l'étrangère un puits de détresse: |
| 28 | Elle dresse des embûches comme un brigand, Et elle augmente parmi les hommes le nombre des perfides. | aussi se tient-elle aux embûches comme un voleur, et elle augmente le nombre des perfides parmi les hommes. |
| 29 | Pour qui les ah ? pour qui les hélas ? Pour qui les disputes ? pour qui les plaintes ? Pour qui les blessures sans raison ? pour qui les yeux rouges ? | Pour qui les: Hélas? Pour qui les: Malheur à moi? Pour qui les querelles, pour qui la plainte, pour qui les blessures sans cause? |
| 30 | Pour ceux qui s'attardent auprès du vin, Pour ceux qui vont déguster du vin mêlé. | Pour qui la rougeur des yeux? Pour ceux qui s'attardent auprès du vin, qui vont essayer le vin mixtionné. |
| 31 | Ne regarde pas le vin qui paraît d'un beau rouge, Qui fait des perles dans la coupe, Et qui coule aisément. | -Ne regarde pas le vin quand il est vermeil, quand il est perlé dans la coupe, et qu'il coule facilement; |
| 32 | Il finit par mordre comme un serpent, Et par piquer comme un basilic. | à la fin, il mord comme un serpent et il pique comme une vipère: |
| 33 | Tes yeux se porteront sur des étrangères, Et ton coeur parlera d'une manière perverse. | tes yeux regarderont les étrangères, et ton coeur dira des choses perverses; |
| 34 | Tu seras comme un homme couché au milieu de la mer, Comme un homme couché sur le sommet d'un mât : | et tu seras comme celui qui se coucherait au coeur de la mer, et comme celui qui se coucherait au sommet d'un mât... |
| 35 | On m'a frappé,... je n'ai point de mal !... On m'a battu,... je ne sens rien !... Quand me réveillerai-je ?... J'en veux encore ! | On m'a frappé, et je n'en ai point été malade; on m'a battu, et je ne l'ai pas su. Quand me réveillerai-je? J'y reviendrai, je le rechercherai encore! |