| | David Martin | Abbé Crampon |
| 1 | A la mienne volonté que tu fendisses les cieux, et que tu descendisses, et que les montagnes s'écoulassent de devant toi! | Ah ! si vous déchiriez les cieux, si vous descendiez, – les montagnes seraient ébranlées devant vous! – |
| 2 | Comme un feu de fonte est ardent, et comme le feu fait bouillir l'eau; tellement que ton Nom fût manifesté à tes ennemis, et que les nations tremblassent à cause de ta présence. | comme un feu qui embrase le bois sec, comme un feu qui fait bouillonner l'eau, pour manifester votre nom à vos adversaires, de sorte que les nations tremblent devant vous, |
| 3 | Quand tu fis les choses terribles que nous n'attendions point, tu descendis, et les montagnes s'écoulèrent de devant toi. | en faisant des choses terribles, inattendues, -- vous descendriez, les montagnes seraient ébranlées devant vous ! – |
| 4 | Et on n'a jamais ouï ni entendu des oreilles, ni l'oeil n'a jamais vu de Dieu hormis toi, qui fît de telles choses pour ceux qui s'attendent à lui. | dont jamais on n'eût entendu parler ! Jamais on n'a entendu, nul oeil n'a vu un Dieu autre que vous, agir ainsi pour qui espère en lui. |
| 5 | Tu es venu rencontrer celui qui se réjouissait, et qui se portait justement; ils se souviendront de toi dans tes voies; voici, tu as été ému à indignation parce que nous avons péché; tes compassions sont éternelles, c'est pourquoi nous serons sauvés. | Vous venez au-devant de qui pratique avec joie la justice, de qui, marchant dans vos voies, se souvient de vous. Voici que vous étiez courroucé, et nous étions coupables ; -- il en est ainsi depuis longtemps : serions-nous sauvés ? – |
| 6 | Or nous sommes tous devenus comme une chose souillée, et toutes nos justices sont comme le linge le plus souillé; nous sommes tous tombés comme la feuille, et nos iniquités nous ont transportés comme le vent. | Nous étions tous semblables à un homme impur, et toutes nos justices étaient pareilles à un vêtement souillé. Nous étions tous flétris comme la feuille, et nos iniquités nous emportaient comme le vent. |
| 7 | Et il n'y a personne qui réclame ton Nom, qui se réveille pour te demeurer fortement attaché; c'est pourquoi tu as caché ta face de nous, et tu nous as fait fondre par la force de nos iniquités. | Il n'y avait personne qui invoquât votre nom, qui se réveillât pour s'attacher à vous. Car vous nous aviez caché votre visage, et vous nous laissiez périr dans nos iniquités. |
| 8 | Mais maintenant, ô Eternel! tu es notre Père; nous sommes l'argile, et tu es celui qui nous as formés, et nous sommes tous l'ouvrage de ta main. | Et maintenant, ô Yahweh, vous étés notre père; nous sommes l'argile, et vous celui qui nous a formés ; nous sommes tous l'ouvrage de votre main. |
| 9 | Eternel, ne sois point excessivement indigné contre nous, et ne te souviens point à toujours de notre iniquité. Voici, regarde, nous te prions, nous sommes tous ton peuple. | Ne vous irritez pas à l'extrême, ô Yahweh : et ne vous souvenez pas à jamais de l'iniquité. Regardez donc : nous sommes tous votre peuple ! |
| 10 | Les villes de ta sainteté sont devenues un désert; Sion est devenue un désert, et Jérusalem une désolation. | Vos villes saintes sont devenues un désert; Sion est devenue un désert, Jérusalem une solitude. |
| 11 | La maison de notre sanctification et de notre magnificence, où nos pères t'ont loué, a été brûlée par le feu, et il n'y a rien eu de toutes les choses qui nous étaient chères qui n'ait été désolé. | Notre maison sainte et glorieuse, où nos pères célébraient vos louanges, est devenue la proie des flammes, et tout ce qui nous était cher a été dévasté. |
| 12 | Eternel, ne te retiendras-tu pas après ces choses? et ne cesseras-tu pas? car tu nous as extrêmement affligés. | En face de ces maux, vous contiendrez-vous, ô Yahweh ? Vous tairez-vous et nous affligerez-vous à l'excès ? |