| | Louis Segond | Darby |
| 1 | Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, Qui cherchez l'Éternel ! Portez les regards sur le rocher d'où vous avez été taillés, Sur le creux de la fosse d'où vous avez été tirés. | Ecoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, qui cherchez l'Éternel! Regardez au rocher d'où vous avez été taillés, et au creux du puits d'où vous avez été tirés. |
| 2 | Portez les regards sur Abraham votre père, Et sur Sara qui vous a enfantés ; Car lui seul je l'ai appelé, Je l'ai béni et multiplié. | Regardez à Abraham, votre père, et à Sara, qui vous a enfantés; car je l'ai appelé seul, et je l'ai béni, et je l'ai multiplié. |
| 3 | Ainsi l'Éternel a pitié de Sion, Il a pitié de toutes ses ruines ; Il rendra son désert semblable à un Éden, Et sa terre aride à un jardin de l'Éternel. La joie et l'allégresse se trouveront au milieu d'elle, Les actions de grâces et le chant des cantiques. | Car l'Éternel consolera Sion; il consolera tous ses lieux arides, et fera de son désert un Éden, et de son lieu stérile, comme le jardin de l'Éternel. L'allégresse et la joie y seront trouvées, des actions de grâces et une voix de cantiques. |
| 4 | Mon peuple, sois attentif ! Ma nation, prête-moi l'oreille ! Car la loi sortira de moi, Et j'établirai ma loi pour être la lumière des peuples. | Prête-moi attention, mon peuple, et prête-moi l'oreille, ma nation! Car ma loi sortira d'auprès de moi, et j'établirai mon jugement pour une lumière des peuples. |
| 5 | Ma justice est proche, mon salut va paraître, Et mes bras jugeront les peuples ; Les îles espéreront en moi, Elles se confieront en mon bras. | Ma justice est proche, mon salut est sorti, et mes bras jugeront les peuples; les îles s'attendront à moi et auront leur attente en mon bras. |
| 6 | Levez les yeux vers le ciel, et regardez en bas sur la terre ! Car les cieux s'évanouiront comme une fumée, La terre tombera en lambeaux comme un vêtement, Et ses habitants périront comme des mouches ; Mais mon salut durera éternellement, Et ma justice n'aura point de fin. | Élevez vos yeux vers les cieux, et regardez vers la terre, en bas; car les cieux s'évanouiront comme la fumée, et la terre vieillira comme un vêtement, et ceux qui y habitent mourront également; mais mon salut sera à toujours, et ma justice ne défaudra pas. |
| 7 | Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, Peuple, qui as ma loi dans ton coeur ! Ne craignez pas l'opprobre des hommes, Et ne tremblez pas devant leurs outrages. | Ecoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple dans le coeur duquel est ma loi: Ne craignez pas l'opprobre de la part de l'homme, et ne soyez pas effrayés de leurs outrages; |
| 8 | Car la teigne les dévorera comme un vêtement, Et la gerce les rongera comme de la laine ; Mais ma justice durera éternellement, Et mon salut s'étendra d'âge en âge. | car la teigne les rongera comme un vêtement, et le ver les rongera comme de la laine; mais ma justice sera à toujours, et mon salut, de génération en génération. |
| 9 | Réveille-toi, réveille-toi ! revêts-toi de force, bras de l'Éternel ! Réveille-toi, comme aux jours d'autrefois, Dans les anciens âges ! N'est-ce pas toi qui abattis l'Égypte, Qui transperças le monstre ? | Réveille-toi, réveille-toi, revêts-toi de force, bras de l'Éternel! Réveille-toi, comme aux jours d'autrefois, comme dans les générations des siècles passés! N'est-ce pas toi qui as taillé en pièces Rahab, qui as frappé le monstre des eaux? |
| 10 | N'est-ce pas toi qui mis à sec la mer, Les eaux du grand abîme, Qui frayas dans les profondeurs de la mer Un chemin pour le passage des rachetés ? | N'est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme? qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés? |
| 11 | Ainsi les rachetés de l'Éternel retourneront, Ils iront à Sion avec chants de triomphe, Et une joie éternelle couronnera leur tête ; L'allégresse et la joie s'approcheront, La douleur et les gémissements s'enfuiront. | Et ceux que l'Éternel a délivrés retourneront et viendront à Sion avec des chants de triomphe; et une joie éternelle sera sur leur tête; ils obtiendront l'allégresse et la joie; le chagrin et le gémissement s'enfuiront. |
| 12 | C'est moi, c'est moi qui vous console. Qui es-tu, pour avoir peur de l'homme mortel, Et du fils de l'homme, pareil à l'herbe ? | C'est moi, c'est moi qui vous console! Qui es-tu, que tu craignes un homme qui mourra, et un fils d'homme qui deviendra comme l'herbe, |
| 13 | Et tu oublierais l'Éternel, qui t'a fait, Qui a étendu les cieux et fondé la terre ! Et tu tremblerais incessamment tout le jour Devant la colère de l'oppresseur, Parce qu'il cherche à détruire ! Où donc est la colère de l'oppresseur ? | et que tu oublies l'Éternel qui t'a fait, qui a étendu les cieux et fondé la terre, et que tu trembles continuellement tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se prépare à détruire? Et où est la fureur de l'oppresseur? |
| 14 | Bientôt celui qui est courbé sous les fers sera délivré ; Il ne mourra pas dans la fosse, Et son pain ne lui manquera pas. | Celui qui est courbé sous les chaînes sera bientôt mis en liberté, et il ne mourra pas dans la fosse et ne sera pas privé de son pain. |
| 15 | Je suis l'Éternel, ton Dieu, Qui soulève la mer et fais mugir ses flots. L'Éternel des armées est son nom. | Mais moi, je suis l'Éternel, ton Dieu, qui soulève la mer, et ses flots mugissent: l'Éternel des armées est son nom. |
| 16 | Je mets mes paroles dans ta bouche, Et je te couvre de l'ombre de ma main, Pour étendre de nouveaux cieux et fonder une nouvelle terre, Et pour dire à Sion : Tu es mon peuple ! | Et j'ai mis mes paroles dans ta bouche, et j'ai couvert de l'ombre de ma main, pour établir les cieux, et pour fonder la terre, et pour dire à Sion: Tu es mon peuple! |
| 17 | Réveille-toi, réveille-toi ! lève-toi, Jérusalem, Qui as bu de la main de l'Éternel la coupe de sa colère, Qui as bu, sucé jusqu'à la lie la coupe d'étourdissement ! | Réveille-toi, réveille-toi, lève-toi, Jérusalem, qui as bu de la main de l'Éternel la coupe de sa fureur, qui as bu, qui as vidé jusqu'au fond le calice de la coupe d'étourdissement! |
| 18 | Il n'y en a aucun pour la conduire De tous les fils qu'elle a enfantés, Il n'y en a aucun pour la prendre par la main De tous les fils qu'elle a élevés. | De tous les fils qu'elle a enfantés il n'y en a pas un qui la conduise, et de tous les fils qu'elle a élevés il n'y en a pas un qui la prenne par la main. |
| 19 | Ces deux choses te sont arrivées : -Qui te plaindra ? -Le ravage et la ruine, la famine et l'épée. -Qui suis-je pour te consoler ? - | Ces deux choses te sont arrivées, - qui te plaindra? - la dévastation et la ruine, et la famine et l'épée: par qui te consolerai-je? |
| 20 | Tes fils en défaillance gisaient à tous les coins de rues, Comme le cerf dans un filet, Chargés de la colère de l'Éternel, Des menaces de ton Dieu. | Tes fils ont langui, ils sont couchés au coin de toutes les rues comme un boeuf sauvage dans un rets; ils sont remplis de la fureur de l'Éternel, de la répréhension de ton Dieu. |
| 21 | C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, Ivre, mais non de vin ! | C'est pourquoi, écoute ceci, toi qui es affligée et ivre, mais non de vin: |
| 22 | Ainsi parle ton Seigneur, l'Éternel, Ton Dieu, qui défend son peuple : Voici, je prends de ta main la coupe d'étourdissement, La coupe de ma colère ; Tu ne la boiras plus ! | Ainsi dit ton Seigneur, l'Éternel, et ton Dieu qui plaide la cause de son peuple: Voici, je prends de ta main la coupe d'étourdissement, le calice de la coupe de ma fureur; tu n'en boiras plus désormais; |
| 23 | Je la mettrai dans la main de tes oppresseurs, Qui te disaient : Courbe-toi, et nous passerons ! Tu faisais alors de ton dos comme une terre, Comme une rue pour les passants. | et je la mets dans la main de ceux qui t'affligent, qui ont dit à ton âme: Courbe-toi, afin que nous passions; et tu as mis ton corps comme le sol, et comme une rue pour les passants |