| | Darby | David Martin | Abbé Crampon |
| 1 | Et je me suis tourné, et j'ai regardé toutes les oppressions qui se font sous le soleil; et voici les larmes des opprimés, et il n'y a point pour eux de consolateur! Et la force est dans la main de leurs oppresseurs, et il n'y a point pour eux de consolateur! | Puis je me suis mis à regarder toutes les injustices qui se font sous le soleil; et voilà les larmes de ceux à qui on fait tort, et ils n'ont point de consolation; et la force est du côté de ceux qui leur font tort, et ils n'ont point de consolateur. | Je me suis tourné et j'ai vu toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil : et voici que les opprimés sont dans les larmes, et personne ne les console; Ils sont en bute à la violence de leurs oppresseurs, et personne ne les console! |
| 2 | C'est pourquoi j'estime heureux les morts qui sont déjà morts, plutôt que les vivants qui sont encore vivants, | C'est pourquoi j'estime plus les morts qui sont déjà morts, que les vivants qui sont encore vivants. | Et j'ai proclamé les morts qui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore vivants, et plus heureux que les uns et les autres, |
| 3 | et plus heureux encore que tous les deux celui qui n'a pas encore été, qui n'a pas vu le mauvais travail qui se fait sous le soleil. | Même j'estime celui qui n'a pas encore été, plus heureux que les uns et les autres; car il n'a pas vu les mauvaises actions qui se font sous le soleil. | celui qui n'est pas encore arrivé à l'existence, qui n'a pas vu les mauvaises actions qui se commettent sous le soleil. |
| 4 | Et j'ai vu tout le labeur et toute l'habileté dans le travail: que c'est une jalousie de l'un contre l'autre. Cela aussi est vanité et poursuite du vent. | Puis j'ai regardé tout le travail, et l'adresse de chaque métier, et j'ai vu que l'un porte envie à l'autre; cela aussi est une vanité, et un rongement d'esprit. | J'ai vu que tout travail et que toute habileté dans un ouvrage n'est que jalousie contre un homme de la part de son prochain : cela encore est vanité et poursuite du vent. |
| 5 | Le sot se croise les mains, et mange sa propre chair. | Le fou tient ses mains ployées, et se consume soi-même, en disant: | L'insensé se croise les mains, et mange sa propre chair. |
| 6 | Mieux vaut le creux de la main rempli, et le repos, que les deux mains pleines, avec le travail et la poursuite du vent. | Mieux vaut plein le creux de la main, avec repos, que pleines les deux paumes, avec travail et rongement d'esprit. | Mieux vaut une main pleine de repos, que les deux mains pleines de labeur et de poursuite du vent. |
| 7 | Et je me tournai, et je vis la vanité sous le soleil: | Puis je me suis mis à regarder une autre vanité sous le soleil; | Je me suis tourné et j'ai vu une autre vanité sous le soleil. |
| 8 | tel est seul sans qu'il y ait de second: il n'a pas non plus de fils ni de frère, et il n'y a pas de fin à tout son labeur; son oeil n'est pas non plus rassasié par la richesse, et il ne se dit pas: Pour qui donc est-ce que je me tourmente et que je prive mon âme de bonheur? Cela aussi est une vanité et une ingrate occupation. | C'est qu'il y a tel qui est seul, et qui n'a point de second, qui aussi n'a ni fils ni frère, et qui cependant ne met nulle fin à son travail; même son oeil ne voit jamais assez de richesses, et il ne dit point en lui-même: Pour qui est-ce que je travaille, et que je prive mon âme du bien? Cela aussi est une vanité, et une fâcheuse occupation. | Tel homme est seul et n'a pas de second, il n'a ni fils ni frère, et pourtant il n'y a pas de fin à tout son travail, et ses yeux ne sont jamais rassasiés de richesses : "Pour qui donc est-ce que je travaille, et que je prive mon âme de jouissance ?"Cela encore est vanité, et mauvaise occupation. Inconvénients de la vie solitaire. |
| 9 | deux valent mieux qu'un; car ils ont un bon salaire de leur travail. | Deux valent mieux qu'un; car ils ont un meilleur salaire de leur travail. | Mieux vaut vivre à deux que solitaire; il y a pour les deux un bon salaire dans leur travail; |
| 10 | Car, s'ils tombent, l'un relèvera son compagnon; mais malheur à celui qui est seul, et qui tombe, et qui n'a pas de second pour le relever! | Même si l'un des deux tombe, l'autre relèvera son compagnon; mais malheur à celui qui est seul; parce qu'étant tombé, il n'aura personne pour le relever. | Car s'ils tombent, l'un peut relever son compagnon. Mais malheur à celui qui est seul, et qui tombe sans avoir un second pour le relever! |
| 11 | De même, si l'on couche à deux, on a de la chaleur; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud? | Si deux aussi couchent ensemble, ils en auront plus de chaleur; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud? | De même, si deux couchent ensemble, ils se réchauffent; mais un homme seul, comment aurait-il chaud! |
| 12 | Et si quelqu'un a le dessus sur un seul, les deux lui tiendront tête; et la corde triple ne se rompt pas vite. | Que si quelqu'un force l'un ou l'autre, les deux lui pourront résister; et la corde à trois cordons ne se rompt pas sitôt. | Et si quelqu'un maîtrise celui qui est seul, les deux pourront lui résister, et le fil triplé ne rompt pas facilement. Vanité des espoirs fondés sur un changement de règne. |
| 13 | Mieux vaut un jeune garçon pauvre et sage, qu'un roi vieux et sot qui ne sait plus être averti. | Un enfant pauvre et sage vaut mieux qu'un Roi vieux et insensé, qui ne sait ce que c'est que d'être averti. | mieux vaut un jeune homme pauvre et sage qu'un roi vieux et insensé qui ne sait plus écouter les avis; |
| 14 | Car il est sorti de la maison des prisonniers pour régner, lors même qu'il est né pauvre dans son royaume. | Car il y a tel qui sort de prison pour régner; et de même il y a tel qui étant né Roi, devient pauvre. | car il sort de prison pour régner, quoiqu'il soit né pauvre dans son royaume. |
| 15 | J'ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil, avec le jeune garçon, le second, qui occupera sa place. | J'ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil, suivre le fils qui est la seconde personne après le Roi, et qui doit être en sa place. | J'ai vu tous les vivants qui marchent sou le soleil près du jeune homme qui s'élevait à la place du vieux roi. |
| 16 | Il n'y a pas de fin à tout le peuple, à tous ceux qui ont été devant eux; cependant ceux qui viendront après ne se réjouiront point en lui. Car cela aussi est vanité et poursuite du vent. | Tout ce peuple-là, savoir tous ceux qui ont été devant ceux-ci, est sans fin; ces derniers aussi ne se réjouiront point de celui-ci; certainement cela aussi est une vanité, et un rongement d'esprit. | Il n'y avait pas de fin à toute cette foule, à tous ceux à la tête desquels il était. Et cependant les descendants ne se réjouiront pas à son sujet. Cela encore est vanité et poursuite du vent. Sentences concernant le culte. |