| | David Martin | Abbé Crampon |
| 1 | Les paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, Roi de Jérusalem. | Paroles de l'Écclésiaste, fils de David, roi dans Jérusalem. |
| 2 | Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste; vanité des vanités, tout est vanité. | Vanité des vanités! dit l'Écclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. |
| 3 | Quel avantage a l'homme de tout son travail auquel il s'occupe sous le soleil? | Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ? Le perpétuel recommencement des choses. |
| 4 | Une génération passe, et l'autre génération vient, mais la terre demeure toujours ferme. | Une génération passe, une génération vient, et la terre subsiste toujours. |
| 5 | Le soleil aussi se lève, et le soleil se couche, et il soupire après le lieu d'où il se lève. | Le soleil se lève, le soleil se couche, et il se hâte de retourner à sa demeure, d'où il se lève de nouveau. |
| 6 | Le vent va vers le Midi, et tournoie vers l'Aquilon; il va tournoyant çà et là, et il retourne après ses circuits. | Allant vers le midi, tournant vers le nord, le vent se retourne encore, et reprend les mêmes circuits. |
| 7 | Tous les fleuves vont en la mer, et la mer n'en est point remplie; les fleuves retournent au lieu d'où ils étaient partis, pour revenir en la mer. | Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; vers le lieu où ils se dirigent, ils continuent à aller. |
| 8 | Toutes choses travaillent plus que l'homme ne saurait dire: l'oeil n'est jamais rassasié de voir, ni l'oreille assouvie d'ouïr. | Toutes choses sont en travail, au-delà de ce qu'on peut dire; l'oeil n'est pas rassasié de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre. |
| 9 | Ce qui a été, c'est ce qui sera; et ce qui a été fait, est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil. | Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera; et il n'y a rien de nouveau sous le soleil. |
| 10 | Y a-t-il quelque chose dont on puisse dire: Regarde cela, il est nouveau? Il a déjà été dans les siècles qui ont été avant nous. | S'il est une chose dont on se dise : "Vois, c'est nouveau!", cette chose a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés. |
| 11 | On ne se souvient point des choses qui ont précédé, on ne se souviendra point des choses qui seront à l'avenir, et ceux qui viendront n'en auront aucun souvenir. | On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard. Vanité de la Sagesse |
| 12 | Moi l'Ecclésiaste, j'ai été Roi sur Israël à Jérusalem; | Moi, l'Écclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem, et j'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux. |
| 13 | Et j'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se faisait sous les cieux, ce qui est une occupation fâcheuse que Dieu a donnée aux hommes, afin qu'ils s'y occupent. | C'est une occupation pénible à laquelle Dieu impose aux enfants des hommes de se livrer. |
| 14 | J'ai regardé tout ce qui se faisait sous le soleil, et voilà tout est vanité, et rongement d'esprit. | J'ai examiné toutes les oeuvres qui se font sous le soleil : et voici, tout est vanité et poursuite du vent. |
| 15 | Ce qui est tortu ne se peut redresser; et les défauts ne se peuvent nombrer. | Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté. |
| 16 | J'ai parlé en mon coeur, disant: Voici, je me suis agrandi et accru en sagesse, par-dessus tous ceux qui ont été avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science. | Je me suis dit en moi-même : voici que j'ai accumulé et amassé de la sagesse, plus que tous ceux qui ont été avant moi à Jérusalem, et mon coeur a possédé amplement sagesse et science. |
| 17 | Et j'ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître les sottises et la folie, mais j'ai reconnu que cela aussi était un rongement d'esprit. | J'ai appliqué mon esprit à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j'ai compris que cela aussi est poursuite du vent. |
| 18 | Car où il y a abondance de sagesse, il y a abondance de chagrin; et celui qui s'accroît de la science, s'accroît du chagrin. | Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur. |