| | David Martin | Abbé Crampon |
| 1 | Fille de Prince, combien sont belles tes démarches, avec ta chaussure! Le tour de tes hanches est comme des colliers travaillés de la main d'un excellent ouvrier. | Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince ! La courbure de tes reins est comme un collier, oeuvre d'un artiste. |
| 2 | Ton nombril est comme une tasse ronde, toute comble de breuvage, ton ventre est comme un tas de blé entouré de muguet. | Ton nombril est une coupe arrondie, où le vin aromatisé ne manque pas. Ton ventre est un monceau de froment, entouré de lis. |
| 3 | Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une chevrette. | Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle. |
| 4 | Ton cou est comme une tour d'ivoire; tes yeux sont comme les viviers qui sont en Hesbon, près de la porte de Bathrabbim; ton visage est comme la tour du Liban qui regarde vers Damas. | Ton cou est comme une tour d'ivoire ; tes yeux sont comme les piscines d'Hésébon, près de la porte de cette ville populeuse. Ton nez est comme la Tour du Liban, qui surveille le côté de Damas. |
| 5 | Ta tête est sur toi comme du cramoisi, et les cheveux fins de ta tête sont comme de l'écarlate; Le Roi est attaché aux galeries pour te contempler. | Ta tête est posée sur toi comme le Carmel, la chevelure de ta tête est comme la pourpre rouge ; un roi est enchaîné à ses boucles. |
| 6 | Que tu es belle, et que tu es agréable, amour délicieuse! | Que tu es belle, que tu es charmante, mon amour, au milieu des délices ! |
| 7 | Ta taille est semblable à un palmier, et tes mamelles à des grappes. | Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à ses grappes. |
| 8 | J'ai dit: Je monterai sur le palmier, et j'empoignerai ses branches? et tes mamelles me seront maintenant comme des grappes de vigne; et l'odeur de ton visage, comme l'odeur des pommes; | J'ai dit : je monterai au palmier, j'en saisirai les régimes. Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes, |
| 9 | Et ton palais comme le bon vin qui coule en faveur de mon bien-aimé, et qui fait parler les lèvres des dormants. | et ton palais comme un vin exquis! Qui coule aisément pour mon bien-aimé, qui glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment. |
| 10 | Je suis à mon bien-aimé, et son désir est vers moi. | Je suis à mon bien-aimé, et c'est vers moi qu'il porte ses désirs. |
| 11 | Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit aux villages. | Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs; passons la nuit dans les villages. |
| 12 | Levons-nous dès le matin pour aller aux vignes, et voyons si la vigne est avancée, et si la grappe est formée, et si les grenadiers sont fleuris; là je te donnerai mes amours. | Dès le matin nous irons aux vignes, nous verrons si la vigne bourgeonne, si les bourgeons se sont ouverts, si les grenadiers sont en fleurs; là je te donnerai mon amour. |
| 13 | Les mandragores jettent leur odeur, et à nos portes il y a de toutes sortes de fruits exquis, des fruits nouveaux, et des fruits gardés, que je t'ai conservés, ô mon bien-aimé. | Les mandragores font sentir leur parfum, et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits; les nouveaux et aussi les vieux : mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi. |