La crainte. Les deux sortes de crainte que le chrétien peut éprouver.
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Vous voyez bien que la crainte est entrée au départ par le péché qui lui-même a été causé par la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie. Ce sont toujours les mêmes portes ouvertes pour nous, pour le péché et pour la crainte charnelle. La convoitise des yeux, c'est tout ce qui est beau, la convoitise de la chair, c'est tout ce qui est bon et l'orgueil de la vie, c'est tout ce qui est « moi ». Alors quand tout cela entre dans notre cœur, le péché entre aussi et avec le péché, la crainte charnelle. Pour Satan, il en a été de même. Satan voyait Dieu face à face. Satan était aussi un pur esprit, il n'avait pas de corps charnel comme Adam et Eve, mais il voyait Dieu face à face tel que Dieu était. Il était dans l'intimité de Dieu et lui aussi au départ avait un cœur parfait, sans péché, mais quand la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie sont entrés dans son cœur, il a péché avec pour résultat la crainte diabolique. Il s'en sert d'ailleurs depuis lors comme d'une arme épouvantable, puisque c'est une des deux armes principales de Satan : la crainte et la séduction (la tromperie, le mensonge). Mais pour lui, ce fut le même processus. Au lieu de garder son cœur pur comme il l'avait au départ, il a laissé la convoitise entrer, il a vu le trône de Dieu et il l'a convoité, il a vu la beauté de l'adoration céleste, et il a dit : « Tiens, ça m'irait bien ». Il a dit : « Moi, moi, moi ! » et à cause de cet orgueil, de cette pensée qui s'est centrée sur lui au lieu de rester tournée vers Dieu, cette convoitise est entrée, et avec la convoitise est entrée pour lui aussi la crainte, parce qu'il est bien écrit que les démons connaissent Dieu et connaissent le nom de Jésus. Ils croient et ils tremblent. Satan aussi. Il sait quel est son sort et il tremble au nom de Jésus-Christ. Cette crainte charnelle est donc toujours associée au péché, toujours. Ce désir de satisfaire la chair et ce désir d'éviter tout ce qui est désagréable à la chair, en particulier la croix, sont toujours associés au péché.
Regardez dans Jérémie 17 ce que le prophète dit, à partir du verset 5 : « Ainsi parle l'Eternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme. » On pourrait traduire aussi : « Maudit soit l'homme qui craint l'homme » puisque se confier dans l'homme, c'est craindre l'homme, enfin au sens : je vais tenir compte de son avis, je vais suivre ce qu'il me dit, je vais surtout éviter de lui déplaire. C'est ça, la crainte de l'homme. Mais en fait, c'est se confier dans quelque chose qui n'a aucun soutien solide et qui prend la chair pour son appui et qui détourne son cœur de l'Eternel. « Il est comme un misérable dans le désert, il ne voit point arriver le bonheur, il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l'homme qui se confie dans l'Eternel (C'est-à-dire qui craint l'Eternel. Voyez, se confier dans l'homme, c'est la crainte de l'homme ; se confier dans l'Eternel, c'est la crainte de l'Eternel dans le bon sens.) et dont l'Eternel est l'espérance. Il est comme un arbre planté près des eaux qui étend ses racines vers le courant. Il n'aperçoit point la chaleur quand elle vient, son feuillage reste vert et dans l'année de la sécheresse, il n'a point de crainte. » Donc, au milieu des difficultés, au milieu de la sécheresse, au milieu de toute cette chaleur causée par le manque d'eau, pas de pluie, rien, parce qu'il se confie en Dieu, il n'a pas de crainte. La crainte charnelle est associée au péché, associée à l'écoute des hommes et de leurs conseils impies. La crainte de Dieu est associée à la confiance et à la foi en Dieu. Quand la foi en Dieu est puissante et forte, l'assurance est grande et la crainte est bannie. La crainte s'en va. Quand la foi est forte, la crainte s'en va. On ne peut pas avoir à la fois dans le cœur la foi et la crainte, les deux ne vont pas ensemble. Donc, plus notre foi en Dieu augmente, plus je m'appuie sur Dieu, et la crainte s'en va. Les deux sont inversement proportionnelles puisque l'absence de foi en Dieu, l'incrédulité, augmente la crainte charnelle. Si nous ne pouvons pas nous confier en Dieu, en qui et en quoi allons-nous nous confier ? Nous serons constamment en train de craindre quelque chose, de craindre des personnes, de craindre des événements ou de craindre la mort ou la maladie. Toutes ces choses vont entrer par l'incrédulité : la crainte charnelle. Alors que la confiance en Dieu, la crainte du Seigneur, la confiance en Dieu va augmenter la foi.
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