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Articolo d'informazione - A56 |
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Le témoignage d'une ancienne religieuse brésilienne
L'appel du Seigneur et l'incendie providentiel
Blanche a répondu : "En fait, il y a très peu de différence. (Très peu ? ai-je pensé en moi-même.) Vous avez quelqu'un à votre tête, n'est-ce pas ?"
"Oh oui ! lui ai-je dit. Nous avons un chef extraordinaire. Notre chef, c'est le Pape ! Il habite le palais le plus somptueux qui soit au monde, et il est couronné d'or. C'est lui qui est le chef de l'Eglise catholique. Je suis prête à lutter, et s'il le faut, à mourir pour lui, pour qu'on le connaisse mieux, et que sa puissance s'étende de plus en plus dans le monde." M'ayant écoutée, Blanche a repris : "Comme je l'ai dit ; il y a très peu de différence. (J'ai vu qu'elle avait les larmes aux yeux.) Nous qui croyons au Seigneur Jésus-Christ, nous aussi, nous avons quelqu'un à notre tête. Notre chef n'est pas couronné d'or, car les hommes ne lui ont offert qu'une couronne d'épines." Le silence a rempli la pièce où nous nous tenions. Je n'avais rien à dire. Dès cet instant, je me suis mise à envier les chrétiens évangéliques. "Alors, me suis-je dit, leur chef est Jésus-Christ, qui est mort pour nous sur la croix ! C'est lui que j'ai toujours voulu servir !" J'étais incapable d'en vouloir à Madame Blanche, parce que c'était moi, Carmen da Mota, qui avais dit que j'avais pour chef le Pape ! Ce jour-là, je n'ai pas voulu poursuivre ma conversation avec la femme du pasteur. J'étais vaincue ! Tandis que je rentrais chez moi, ses paroles résonnaient encore en moi : "Mon chef, c'est Christ. Mon chef n'est pas couronné d'or, mais d'épines." Partout où j'allais, ces paroles brûlaient dans mon cœur. J'ai clairement vu la différence entre l'un et l'autre chef. Décidément, il ne s'agissait pas d'une petite différence.
Un autre mercredi, je suis revenue la voir avec d'autres questions, par exemple : "Blanche, pourquoi est-ce que les protestants n'aiment pas la Sainte Vierge ? Ils disent qu'elle n'est pas vierge, et qu'elle a eu d'autres enfants." Blanche a commencé par me poser une question. "Avant de répondre, je veux vous demander quelque chose. Est-ce qu'une femme mariée perd quelque chose de sa sainteté si elle a de nombreux enfants ? Répondez-moi par oui ou par non ! "
J'ai commencé à réfléchir. J'avais cru qu'il serait très facile de répondre à toute question que les Evangéliques me poseraient au sujet de ma religion, mais c'était moins facile que je n'avais cru. Si je répondais qu'une femme mariée perd de sa sainteté en devenant mère de famille nombreuse, ce serait faux ! Et si je disais le contraire, je serais d'accord avec ces Protestants ! Pour finir, il m'a bien fallu répondre par la négative. Blanche a poursuivi : "Vous voyez, cette Bible que vous avez entre les mains, vous ne la connaissez pas très bien. Cherchez dans l'Evangile de Marc, au chapitre 6 et au verset 3, et vous trouverez la réponse à votre question. "N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?" Etonnée, j'ai lu tous ces noms, puis les mots : "ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?" Malheureusement, Blanche n'avait pas fini : "J'ai encore une question à vous poser. Connaissez-vous le commandement de Marie ?" dit-elle. Jamais Blanche ne m'avait interrogée jusque-là, et je ne voulais surtout pas échouer une fois de plus. "Voyons, ai-je dit, euh... eh bien, je connais les Dix Commandements, et les Cinq Commandements de l'Eglise, et les sept sacrements, et je mets tout cela en pratique !" Mais elle persistait, disant : "Non, ce n'est pas de cela que je veux parler. Je parle du commandement de Marie. Puisque vous la vénérez tant, vous connaissez sûrement son commandement, n'est-ce pas ?" Je ne savais que répondre. Quelle humiliation pour moi d'avoir à reconnaître devant la femme d'un pasteur que je ne connaissais pas le commandement de Marie ! Ouvrant sa Bible au deuxième chapitre de l'Evangile de Jean, elle m'a montré ces paroles de Marie : "Faites tout ce qu'il vous dira." "Carmen, reprit-elle, nous autres chrétiens, nous obéissons à ce commandement. Marie nous a dit de faire tout ce que Jésus nous dit. Alors nous cherchons à faire tout ce qu'il nous commande."
Ces deux dernières remarques m'avaient profondément impressionnée. Pour tenter d'éviter une défaite sur toute la ligne, je me suis risquée à poser encore une question. "Dites-moi, un Catholique sincère peut-il être sauvé ? Je veux parler d'un Catholique qui va à la Messe, qui obéit à toutes les règles de l'Eglise, et fait souvent pénitence. A sa mort, ira-t-il directement au ciel ?" Après avoir fermé les yeux l'espace d'un instant, Blanche m'a regardée bien en face, répondant avec fermeté: "Faites attention, Carmen ! La religion ne sauve personne ! C'est seulement Christ qui sauve !"
Une fois encore, je ne savais que répondre. J'avais cru qu'elle dirait que seule sa religion permettait d'être sauvé, mais c'est Christ qu'elle présentait comme remède à mon péché. Impossible de la contredire. Ne voulant cependant pas lui laisser le dernier mot, en la quittant j'ai déclaré avec toute la fermeté dont j'étais capable : "Je reste catholique !" J'étais seule à me rendre compte de ce qui se passait dans mon propre cœur à ce moment-là. Sur le chemin du retour, je me disais : "La religion ne sauve personne : C'est Christ seul qui sauve !" Ces mots ne cessaient de retentir dans mon esprit, partout où j'allais. Je m'étais mise à lutter ardemment avec Dieu !
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| - Ultimo aggiornamento il 18/02/2009 - |